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“Le monde que j’ai quitté pour survivre”

  • Photo du rédacteur: Virginie Dargent
    Virginie Dargent
  • 21 mars
  • 3 min de lecture




Le monde que j’ai perdu à deux ans




Il y a un endroit en moi qui a toujours existé.


Un endroit simple.


Paisible


Vivant.


Un monde où les enfants et les animaux cohabitent sans se poser de questions.


Un monde sans tension, sans masque, sans attente.


Un monde où tout est à sa place, naturellement.


C’était mon monde.



✨ Petite, je vivais là.



J’étais une enfant libre, joyeuse, profondément présente.


Une petite boule solaire, sans effort.


Et puis, vers l’âge de deux ans, quelque chose s’est brisé.


Pas de manière visible.


Pas de manière spectaculaire.


Mais suffisamment pour que je quitte ce monde.


Des gestes.

Des attitudes.

Des silences chargés de ce qui n’était pas réglé.


Je n’ai pas compris.


Mais j’ai ressenti.


Et j’ai fait ce que fait un enfant quand il ne peut pas partir :



✨ je me suis adaptée




Tout accepté, même l'inacceptable






Je suis sortie

de ce paradis intérieur…



Pour entrer dans une réalité

qui n’était pas la mienne.









L’enfant à qui on a volé son enfance✨




On ne m’a pas volé mon enfance de manière évidente.


Je n’ai pas été privée de tout.

Je n’ai pas été enfermée.


Mais on m’a volé quelque chose de plus subtil.


De plus profond.



On m’a volé mon accès à moi-même.




À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me couper.


De mes ressentis.


De mes perceptions.


De cette intelligence naturelle que j’avais enfant.




Je suis devenue fonctionnelle.✨




Adaptée.


Présente à l’extérieur… absente à l’intérieur.


Et j’ai grandi comme ça.




✨✨✨





✨ !!! Vivre loin de soi sans le savoir !!!!✨





















Avec les années, cette coupure est devenue normale.


Je ne savais pas que quelque chose manquait.


Je sentais juste un décalage.


Comme une vie légèrement à côté.


J’ai avancé.


J’ai construit.


J’ai pris des rôles, des responsabilités.


Mais ce n’était jamais totalement juste.


Parce que ce n’était pas construit depuis moi.


C’était construit depuis une adaptation.





✨✨✨✨





Le moment où tout devient visible


Il n’y a pas eu de choc.


Juste une impossibilité de continuer comme avant.


Une fatigue profonde.


Un refus intérieur, silencieux mais ferme.


Alors j’ai commencé à regarder.


Sans me raconter d’histoire.




😨😨 Et j’ai tout vu !!😲😲




Les mécanismes.


Les loyautés invisibles.


Les identités construites pour tenir.


Tout ce que j’avais pris pour moi…

sans que ce soit vraiment moi.




✨✨✨✨





💪💪 Revenir sans reconstruire


Je n’ai pas cherché à devenir quelqu’un d’autre.


Je n’ai pas cherché à m’améliorer.


J’ai enlevé.


C’est tout.


Couche après couche.


Sans violence.


Mais sans compromis.




✨✨✨✨




Aujourd’hui


Aujourd’hui, je peux le dire simplement :


Je viens d’enlever cinquante ans de mensonges.


Et ce que je retrouve…

ce n’est pas une nouvelle version de moi.





!!! C’est ce monde !!!





✨ MON MONDE ❤



















✨ MON MONDE ❤




Ce monde d’enfants et d’animaux. 👩‍❤️‍👩😻🐯🐼


Ce monde simple, vivant, silencieux.


Il n’a jamais disparu.



❤ Juste dissimulé au plus profond de mon être intérieur ❤




Je l’avais juste quitté pour survivre.



✨✨✨✨



Écrire pour ne plus quitter cet endroit


J’écris pour rester là.


Pas pour expliquer.


Pas pour convaincre.





❤ Mais pour ne plus m’éloigner de cet endroit en moi où tout est juste, sans effort. ❤

 
 
 

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